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Concernant ces derniers, le scrutin est prévu pour le 26 août, tandis que pour les régions, les membres des collèges électoraux concernés doivent se rendre aux bureaux de vote dans chaque région le mercredi 9 septembre. Les candidatures doivent être déposées du 29 août au 1er septembre et la campagne s'étalera du 2 au 8 du même mois de septembre. Quant au scrutin ayant trait au renouvellement du tiers des conseillers, les représentants des collectivités locales, des chambres professionnelles et des salariés doivent aller aux urnes le vendredi 2 octobre pour élire les remplaçants des conseillers dont le mandat a expiré. Les candidatures doivent être soumises du 21 au 24 septembre au siège de la préfecture ou de la province chef-lieu de la région concernée pour les élus locaux et ceux des chambres professionnelles et au secrétariat de la commission nationale du recensement pour les représentants des salariés. La campagne se déroulera du 25 septembre au 1er octobre.
Mais au-delà de la logistique et du timing, les scrutins dans les régions et provinces auront le même goût et presque les mêmes connotations en terme d'alliance et de tirs à la corde entre les partis en lice. On en a vu de tous les mélanges possibles et impossibles. Des partis aux référentiels diamétralement opposés n'ont pas hésité à s'allier pour remporter des présidences ou faire barrage à d'autres.
Les rapprochements dictés par la nature de chaque parti ou par son positionnement au sein de la majorité ou à l'opposition ne sont plus que chimères. Pour les prochaines élections, l'on apprend d'ores et déjà que Saïd Hasbane du MP et Aziz Benomar du RNI ont exprimé leur appétit pour prendre les commandes du conseil provincial de Casablanca. Quant au conseil de la région, Chafik Benkirane du parti de la colombe, président sortant, compte rempiler face à Saâd El Abassi ex-RNI ayant récemment intégré le PAM.
Or, sachant que les voies des alliances sont devenues impénétrables même pour les plus avertis, il serait plus prudent d'attendre l'évolution du magma politique national pour émettre des jugements. Le vrai débat, en tout cas pour le moment, doit prendre en ligne de compte la réelle importance de nos conseils provinciaux et régionaux. Incontestablement, la commune vole la vedette à ces structures qui n'arrivent toujours pas à s'en différencier, serait-ce au niveau des prérogatives ou encore de la vision. Généralement, les élus locaux que l'on va retrouver au niveau des conseils régionaux et provinciaux disposent peu ou prou de la capacité intellectuelle ou d'une vision à caractère supra-communale.
S'y ajoute le fait qu'il n'y a pas encore de critères clairs qui différencient un projet communal de celui régional ou provincial. Résultat, l'élu régional trouve allégrement dans la région une nouvelle tribune pour défendre les projets de sa commune. Cette situation est exacerbée par le fait que les trois chartes se ressemblent presque et les pouvoirs publics n'ont pas encore entamé une réflexion à même d'épouser le trend vers une régionalisation avancée telle que soutenue par les orientations royales. Pour les spécialistes de la question, il est grand temps de mettre en place une nomenclature qui permet de faire la part des choses entre les projets communaux, provinciaux ou régionaux tenant compte des niveaux d'investissements. Ils vont encore plus loin en proposant que le mode de scrutin change. Un vote direct serait, selon eux, plus indiqué pour que ces conseils élus aient la même importance que les communes.
En attendant, les prérogatives des trois structures se ressemblent et se télescopent. Il n'est pas rare que l'on se trouve dans une situation où le même projet est revendiqué par les trois conseils. Sachant, également, que le ministère de l'Intérieur s'engagera fortement dans la mise à niveau des communes, il serait très recommandé que cette politique volontariste n'omette pas les provinces et régions. Car, l'on ne peut plus se donner le luxe d'ignorer la vocation régionale qui, semble-t-il, doit jouer un rôle plus conséquent en matière de développement local. Car aussi, la politique de décentralisation que le Maroc a choisie implique une meilleure rationalisation des budgets alloués aux infrastructures dans l'ensemble du pays. La région est appelée à jouer un rôle prépondérant à ce niveau à condition de lui en donner les moyens qu'il faut.
Source: lematin
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